Samedi 2 septembre, s’est tenue au Tapis Rouge la Fête de l’Aïd El-Fitr organisée par le Collectif Associatif de l’Aïd El-Fitr. Nombreux sont les Colombiens qui ont fait le déplacement pour faire de ce beau moment de partage et de dialogue des cultures une pleine réussite.
C’est la première fois qu’un tel événement se tenait sur notre ville. Depuis quelques mois en effet, à l’initiative de la Ville, une dizaine d’associations s’étaient réunies pour l’organisation d’une fête célébrant la rupture du jeûne du mois du ramadan. A l’image de la diversité culturelle de notre ville, ces associations agissent pour des buts différents (renforcement du lien social, cours d’alphabétisation, solidarité entre habitants) mais toutes sont animées par ce même esprit du partage et du dialogue interculturel.
D’abord un dialogue entre les membres de la communauté musulmane. Ce dialogue doit permettre d’établir un projet commun et de tracer une voie claire sur laquelle elle souhaite s’engager. Invité par l’association Agir Ensemble à partager une rupture du jeûne lors du mois du Ramadan, j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur ce sujet auprès de membres issus de cette communauté. A l’instar du Collectif Associatif qui s’est constitué pour l’organisation de la Fête de l’Aïd El-Fitr, le rassemblement de toutes ces sensibilités autour d’un projet défini par elles-mêmes me semble être une étape primordiale.
Une fois ce regroupement effectué, je me suis engagé à être un interlocuteur privilégié auprès de la communauté musulmane. Si la question de la place et la représentation de tous les cultes sur notre commune peut revêtir un caractère sensible, il est néanmoins important de garantir une pratique religieuse digne pour chaque culte et donc d’envisager à Colombes la création d’un nouveau lieu correspondant aux besoins.
Parce que la laïcité à la française, telle qu'inscrite dans notre droit, est une construction qui vise à faciliter le déploiement harmonieux de tous les cultes. Si aucun concours financier public n’est possible en vertu de la loi de 1905, des dispositifs existent néanmoins dans le cadre de cette même loi, tels que les baux emphytéotiques que la commune peut passer.
L’organisation de la Fête de l’Aïd El-Fitr est, je l’espère, le début d’un travail qui aboutira à ce que doit être la laïcité, c’est-à-dire non pas la négation des religions, mais l’application de règles identiques et surtout la possibilité pour chacune des religions d’être ce qu’elle est.
Pas à pas, petit à petit, main dans la main, je suis certain que nous arriverons à faire de cet esprit de la laïcité républicaine une garantie du libre exercice de tous les cultes.
C'est drôle car l'an dernier, une conseillère très très proche de toi m'a tenu un discours si laïcard qu'on se serait cru en URSS. Pourtant elle est socialiste et je le redit, elle est très très proche de toi. Tu devrais lui en toucher un mot. Alors, désolé de ne pas me sentir touché par un si bel article, plein de partage, de fraternité entre les hommes et tout les mots qui vont avec.
Cordialement
Rédigé par : Ahmed Beribeche | 24/09/2011 à 00:13