C’est la 1ère fois que trois sénateurs de gauche (Philippe Kaltenbach, Brigitte Gonthier-Maurin et André Gattolin) sont élus dans le département des Hauts-de-Seine, fief électoral du président de la République. La gauche rassemblée (Parti Socialiste, Europe-Ecologie-les Verts, Parti Communiste) a su élargir sa base électorale pour arriver en tête lors de ce scrutin.
Cette progression de la gauche dans les Hauts-de-Seine est le fruit d’un long et important travail engagé par les élus locaux de gauche depuis plusieurs années. C’est une progression qui s’inscrit notamment dans la continuité de nos victoires successives aux élections municipales de 2008 (Colombes, Asnières), régionales de 2010 et cantonales de 2011.
Dans les Hauts-de-Seine, comme partout en France, c’est la prime à la dissidence et à la désobéissance au chef de l’Etat qui s’est imposée comme en témoigne aussi l’élection à Paris de Pierre Charon. Les résultats de dimanche sonnent le glas de l’emprise du Président de la République sur ce département et traduisent un nouvel équilibre politique grâce à la progression de la gauche.
L'essai est marqué, charge à nous aujourd’hui, élus et militants de gauche de transformer cet essai en 2012 pour porter à la tête de la France un Président ou une Présidente de gauche, à même de redonner à la France confiance en elle-même et de rétablir la justice sociale dans notre pays.
Après 10 ans de pouvoir absolu de la droite, le temps de l'alternance est donc enfin venu. Cette victoire du 25 septembre 2011, nous la mettrons au service de notre candidat pour que 2012 achève l'alternance et donne à la gauche une majorité politique dans les deux assemblées.
C'est une victoire. C'est vrai que la fin de règne de notre Prince-président ressemble à celle de VGE en 1981. Cela augure sans doute une victoire de la gauche en 2012. Pour autant, je ne peux pas m'empêcher de penser que la gauche, une fois de plus comme à Colombes en 2008, gagne par défaut et non par adhésion POPULAIRE. Il est vrai que les français sont déçus de la politique et le populisme trouve une place de choix en ses temps incertains. Le sénat à gauche, avec le décès du président de la République, c’est une chance de plus pour revoir un président de gauche à la tête de l’Etat :-)
Rédigé par : Ahmed Beribeche | 26/09/2011 à 19:13