Avec l’hiver qui se profile, on ne peut être insensible à la situation des plus démunis. En effet, dans un contexte économique et social difficile, dans des circonstances où nos valeurs collectives sont mises à mal, où certains font la promotion de l’appât du gain comme unique horizon, il me semble aujourd’hui essentiel de remettre au cœur de notre société la notion de solidarité.
La solidarité, ou un geste pour aider un proche, une écoute, un soutien pour ceux qui n’ont plus ; c’est essayer de rester sensible au monde qui nous entoure, sensible à un plus jeune, sensible à une personne âgée, somme toute sensible à autrui.
Cette notion de solidarité, valeur essentielle pour nous, socialistes, figurait dans notre programme municipal en 2008. Ainsi, dès les premiers mois de notre mandat, nous avons pris des mesures allant dans ce sens ; mesures lancées très rapidement, telles que la baisse des tarifs de la restauration scolaire, des accueils de loisir et du soutien scolaire, ou encore gel des loyers des logements sociaux de Colombes Habitat Public entre juillet 2008 et juillet 2009.
La suppression des vœux aux Personnalités, que nous avons décidée lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, participe également à notre volonté de solidarité. Ainsi, depuis 2008, le coût de cette soirée est reversé en partie à des associations de la Ville, associations caritatives en 2009, de soutien au handicap en 2010 et défendant les droits des femmes en 2011. Chaque année, quatre associations reçoivent chacune 5 000€ grâce à la suppression de ces vœux.
Notre Ville peut être fière de son tissu associatif, riche de propositions et d’actions dans tous les domaines de la vie quotidienne, en particulier dans le domaine de la solidarité. Colombes peut également s’enorgueillir des nouvelles formes de bénévolat et volontariat qui se développent de plus en plus et qui apportent aujourd’hui des réponses pertinentes à la souffrance sociale que rencontrent certains quartiers populaires.
A l’instar des soupes populaires organisées sur la Place Aragon par les Restos du Cœur ou encore par l’Association des Habitants des Côtes d’Auty, ces actions favorisent le maintien de la solidarité et participent au développement du lien social dans des quartiers touchés de plein fouet par la crise.
Dans ce cadre, la municipalité tient son rôle de soutien au monde associatif colombien. Nous avons par exemple réaménagé les locaux des Restos du Cœur en décembre 2009 afin qu’ils soient plus vastes et adaptés à leurs activités ainsi qu’à la réception du public.
Vous l’aurez compris, notre ville-mosaïque a de la ressource citoyenne dont nous pouvons tous être fiers. Mais le mot solidarité ne doit pas s’arrêter à nos frontières, loin de là.
Il est urgent que cette solidarité qui s’organise à Colombes serve d’exemple au sein de notre département ; un département où certains élus font aujourd’hui le choix d’empêcher sur leur territoire l’implantation d’associations qui oeuvrent dans le domaine de la solidarité et la domiciliation des Sans Domicile Fixe. Cette attitude est scandaleuse pour l’élu attaché à la justice et à la solidarité que je suis.
Dans les temps difficiles que nous rencontrons aujourd’hui, il n’est pas vain de pousser ce cri d’alerte et de se souvenir de cette citation de Victor Hugo qui nous disait que « Le propre de la solidarité, c’est de ne point admettre d’exclusion »
Commentaires