Les passations de pouvoirs auxquelles nous avons assisté ces derniers jours ont montré aux Français une toute nouvelle conception de l’exercice de l’Etat.
Mardi, lors de la passation de pouvoirs, François Hollande a montré qu’il était un président à la hauteur des enjeux ; j’en veux pour exemple cette phrase « Président de la République, j'assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas de tout, pour tout et partout. Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la nation, le Parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance". Tout y est ici : la hauteur de point de vue, le sérieux de la fonction présidentielle et surtout le fond dans le propos. Il tourne ainsi dignement la page à cinq années de sarkozysme.
Mercredi, par la composition du gouvernement, les Français ont vu en François Hollande un homme de parole. En effet, c’était un engagement de campagne que de faire la parité au sein du nouveau gouvernement ; 17 femmes, 17 hommes, l’objectif est atteint. Ce premier engagement se poursuit également avec un autre celui de l’exemplarité : le premier conseil des ministres qui s’est tenu jeudi a adopté une baisse de 30% du salaire des ministres. Les membres du gouvernement toucheront désormais 9.940 euros, contre 14.200 euros auparavant; François Hollande et Jean-Marc Ayrault 14.910 euros, contre 21.300 euros avant.
À l'image de la parité qu'il avait annoncée pour son gouvernement, François Hollande entame son quinquennat de la manière la plus transparente possible, signe d’une présidence apaisée tant attendue par les Français.